Les partenariats solidaires au coeur du changement : Les premiers pas…

Les partenariats solidaires au coeur du changement : Les premiers pas…

Nous pouvons changer le monde. En réalité, chacune de nos actions change le monde, et la naïveté apparente de cette conviction première peut aussi masquer le refus de prendre ses responsabilités, de constater l’impact de nos choix sur notre existence et celles de nos concitoyens, voisins, collègues, amis, relations, clients…

Nous changeons donc le monde, mais comment ? Les entreprises prennent conscience de leur impact sur la société et l’environnement à travers la RSE (responsabilité sociétale des entreprises).

Je me souviens encore précisément de ma première prise de contact avec cette matière, en 2006. J’étais jeune étudiant d’une école de commerce dédiée au commerce équitable, à la gestion de projets humanitaires et nous avions tous comme  ambition de donner du sens à notre futur emploi. Une étude de cas portant sur la RSE nous a été proposée et nous avons donc choisi un rapport de développement durable d’une entreprise sur lequel travailler.

De la notion de durabilité…

Sans vous révéler le nom de l’entreprise, je peux vous dire que la thématique principale du rapport que j’ai choisi était « l’exploitation durable du pétrole », tout un programme…

Par durable, ne nous y trompons‐pas, le rapport entendait bien durable dans le temps, et non soutenable, ou raisonnable. Il s’agissait donc d’expliquer aux lecteurs (mais qui sont‐ils ?), que l’action durable de l’entreprise portait sur la recherche d’hydrocarbures non‐conventionnels, en haute‐mer, prisonnier des glaces ou dans des couches profondes de la terre.

Avec le recul on voit bien à quelle opposition citoyenne peut se heurter une telle approche de la durabilité, et on s’interroge donc, à raison, sur ce que signifient réellement le développement durable (en économie générale) et la responsabilité sociétale des entreprises, son application concrète qui est depuis devenue fonction au sein de la plupart des 500 plus grandes entreprises de France¹.

Tout est pourri…ou pas !

L’opposition classique entre les ONG et les entreprises est basée sur la question de l’éthique. Jusqu’où peut‐on aller pour faire du profit, créer de l’activité, ou de l’emploi ?

Rassurez‐vous, je ne vais pas tenter ici d’y répondre car contrairement à ce que j’entends régulièrement, tout n’est pas à jeter, et si la simplicité du discours « tous pourris par l’argent » peut être séduisante lorsque l’on a quinze ans, il faut tout de même avoir un minimum d’honnêteté intellectuelle et de cohérence lorsque l’on s’intéresse réellement au bien commun et à l’intérêt général, sans figure rhétorique démagogique ou référence idéologique éblouissante (mais rendant aveugle).

Car voici la question centrale que se posent toutes les associations que je rencontre : « Vais‐je perdre mon âme si je rentre en partenariat avec telle entreprise ? » Y répondre constitue la première phase d’une action stratégique de développement de l’association envers le monde de l’entreprise. Ses premiers pas…

FIN DU PREMIER EPISODE

Ps : Cet article est le premier d’une série qui tentera de décoder les enjeux, du point de vue des associations et des entreprises sur les partenariats. Je tenterai à travers des expériences vécues de partager bonnes pratiques, écueils, méthodes et succès. Je vous remercie de votre bienveillance à l’égard de ce premier texte, et surtout de me faire part de vos commentaires, de vos remarques et de vos propositions de sujets pour les prochains ! Vous avez la possibilité de commenter ci‐dessous…

1) Depuis 2014, les entreprises françaises cotées sur un marché réglementé et celles de plus de 500 salariés et 100M€ de total bilan ou de chiffre d’affaire net, doivent respecter une obligation de publication de leurs données sociétales dans un rapport RSE.

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